"La maison de danse :
C’est MABIDON qui est à l’origine du projet, au retour d’un stage auquel nous avions participé durant l’été 1976 (ou 77 ??), en Belgique, organisé par Claude
Flagel. Christophe Declercq, un des violoneux de
MABIDON avait participé à une « tournée » en Hongrie avec
des musiciens et danseurs Wallons, autour des Flagel, pour représenter la Wallonie dans des festivals de musique traditionnelle. Il y
avait entendu parler des « maisons de danse), lieux de pratique de musique et danses traditionnelles hongroises. On s’est dire « on va faire ça chez nous ». On était un petit
nombre à s’intéresser à la musique traditionnelle, on connaissait des musiciens dans le Pas de Calais (Marie Grauette, Bernard boulanger), à Dunkerque (Christian
Declercket sa bande), à Bailleul (Haeghedorn)…, les occasions de se rencontrer étaient rares et chacun jouait dans son coin. Passionnés par la musique et la danse
traditionnelles, nous voulions qu’elles s’intégrant davantage dans notre quotidien.
L’idée était de favoriser les échanges, de diffuser les collectes ou découvertes des uns et des autres, et aussi de vivifier et de
transmettre, notamment dans le domaine de la danse. Le phénomène bal folk en était à ses balbutiements, et nous sentions bien que l’apprentissage des
pas était une nécessité, y compris pour les musiciens…
Fin 1978 débutait la première édition de la maison de danse à la maison de quartier de Fives (Lille 59). Le matin, ateliers
instruments et danse, le midi, repas pris en commun sur le modèle de l’auberge espagnole, et l’après midi, bal avec les musiciens présents. On était
plutôt dans l’autogestion : Pas de formateurs attitrés, pas de programmation de groupe, le principe était le libre échange, et la libre participation… Très vite, la plupart des musiciens et
groupes locaux se sont appropriés la démarche, et la maison de danse est devenue une affaire collective dans laquelle se sont impliqués de nombreux bénévoles (car dans cette histoire, nous
l’étions tous). Dans ce cadre ont également été organisés des stages, des concerts, et le fameux concours d’airs à danser nouveaux qui avait lieu à
l’occasion des fêtes de fin d’année. Le critère absolu était l’adéquation à la danse, et le jury dansait d’ailleurs durant le concours. Tout le monde avait un prix (chacun ramenait les horreurs
dont il voulait se débarrasser) et le premier prix était un short vert remis en jeu chaque année…
L’aventure a duré dix ans, et on peut dire que la maison de danse a été un élément fortement structurant du mouvement autour des musiques et danses traditionnelles dans
le Nord de la France"
Extrait d'un livret publicitaire de 1988
ref : Bemo 19 (www.bemolvpc.com)
"La maison de danse" par Aurélien Tanghe et Gabriel lenoir :
Par chez nous, ça fait longtemps que le mouvement trad’ est vivace. Beaucoup de bals, beaucoup d’échanges entre musiciens, des sessions, des associations, des clubs folks, comme partout
peut-être… et peut-être pas ? C’est aussi beaucoup de gens, beaucoup de groupes. Beaucoup de bons musiciens qui jouent pour certains depuis plus de 30 ans. On est allé voir chacun, pour leur
demander ce qu’ils avaient composé. Chacun, à sa manière, a partagé avec nous son répertoire.
La Maison de Danse, c’était un collectif de musiciens et danseurs. Ils
se retrouvaient un dimanche par mois à la maison de quartier de Fives (Lille) avec tous ceux que la musique et les danses traditionnelles intéressaient. Ça fonctionnait selon le principe de
l'auberge espagnole, pour la bouffe comme pour la musique. Un des événements organisé par cette association s’appelait le « concours d’airs nouveaux ». Concours de compositions, dont le jury
était composé de danseurs, qui avait lieu tous les ans aux environs de Noël. Ça a commencé en 1978 et duré jusqu’en 1988.
Pour Aurélien et Gabriel, la Maison de Danse, représentait un esprit associatif qui a perduré dans le Nord. Une espèce d’action collective qui permet aux jeunes musiciens
de rencontrer les plus anciens. Une logique de partage, de transmission, tout ça.
Sur ce disque se côtoient plusieurs générations de musiciens-compositeurs. Certains sont là depuis le début du "revival" et ont aidé à poser les bases du mouvement folk dans le Nord,
d’autres ont suivi le mouvement.
Tous ont contribué à faire vivre les musiques traditionnelles dans la région. C’est comme ça qu’on a appris, avec tous ces musiciens, c’est aussi à cela qu’on veut
rendre hommage.
Avec ce disque on espère, à notre manière, participer au mouvement, apporter notre pierre à la Maison de Danse…
Dédicaces...
Avec Aurélien Tanghe à la guitare et Gabriel Lenoir au Violon
Prise de son : Mike Varlet
Conception graphique et photos : Violette Ketels
Vous pouvez vous procurer cet excellent album sur : www.bemolvpc.com
photos (sauf affiche et pochette Cd) : D Bommel
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||